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Emparadisa est un verbe de
l'ancien français, d’usage assez rare qui signifie : être au
paradis, rendre merveilleux, placer dans le ciel ou mettre
en paradis.
Le meuble illustre la difficile conquête
du paradis.
A l’extérieur des labyrinthes octogonaux
à franchir. Le labyrinthe permet à l’homme de s’orienter, de
se situer par rapport au monde et d'y trouver sa place. Les
façades portent deux grands labyrinthes à 11 anneaux. Onze
est le chiffre des profanes, celui de la lutte intérieure,
de l’égarement mais aussi d’une certaine totalité entre le
Ciel (6) et la Terre (5). Voilà pourquoi les petits
labyrinthes latéraux sont constitués de 5 anneaux : ils
symbolisent la Terre.
Après l'entrée par les labyrinthes, on
découvre l’intérieur. Il est constitué d’une grande scène
comportant des personnages d’époque et d’environnement
divers. Tous ont passé l’épreuve du labyrinthe et pourtant
ils n'ont toujours pas accédé au paradis !
La dernière difficulté est d’ouvrir les
panneaux d’Emparadisa. Adam et Eve, en haut à droit y sont
presque. Mais les panneaux ne sont pas des visions de
paradis, on y voit : l’oiseau enfin transporté dans les
airs, la sirène endormie, le soleil qui devient rouge après
le passage de la coccinelle, l’hippopotame au repos sur la
tulipe, le monde en bleu, la nuit transparente… ces images
ne sont que des points de vue, des regards d’émerveillement,
un peu de fraîcheur. Mais pourquoi ne serait-ce pas cela le
paradis ?
Dimensions
Hauteur totale : 140 cm (pied 90 cm et caisse 50 cm),
largeur : 90 cm, profondeur : 52 cm
Caractéristiques
Cabinet de voyage : caisse amovible reposant sur une table ;
6 tiroirs, 2 logettes avec étagères intérieures, 4 panneaux
rétractables, 2 secrets à l’intérieur des logettes,
marqueterie extérieure
Matériaux bois : étimoé et sycomore
(extérieur), marronnier (intérieur), sycomore teinté bleu
(intérieur logettes)
Poignées en laiton massif, peinture à la détrempe finition
vernie et cirée
Texte peint
EMPARADISA signature à l’arrière de la caisse :
AUGUSTE ME FECIT ANNO MMV (Auguste m’a
fait, année 2005)
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